Les images du fond des temps (5)

Bon là, fini la déconne, c’est du sérieux.

Oui, il s’est passé plus d’un an depuis le numéro 139 précédemment cité. L’expérience estivale n’a pas été renouvelée. Quoi de plus normal, les amours de vacances devraient toujours rester des amours de vacances. Mais heureusement, le destin ou la malice, que sais-je ?, me pousse à me procurer le nouvel exemplaire de ce magazine fascinant qui hantait mes rêves. Bien m’en a pris, car nous voilà en septembre 82.

Strange 153. Ai-je besoin d’en dire plus ?

Ah bon ? D’accord.

Alors, j’te ferais dire d’abord :

  • La couverture de Jean Frisano, déjà. Les tons mordorés, la chevauchée épique de la horde sauvage des chevaliers zombies survolés par Iron Man, alias tête de fer, alias le vengeur doré. Le château dans le lointain, ce visage fantomatique. La question lancinante : « Mais qu’est-ce que c’est que ce foutoir ?!? »
  • Iron man 145, avec David Michelinie au scénario, John Romita Jr au dessin ET Bob Layton à l’encrage. La meilleure équipe au boulot sur cette série, pour toujours et à jamais. Insurpassable, insurpassée. Iron man, dont l’armure étincelle de milles reflets grâce à l’encrage magique de Bob Layton, et le docteur Fatalis voyagent dans le temps jusqu’à Kaamelott et rencontrent Alexandre Astier. Rhââ mais non bien sûr, ils se contentent de Camelot et du roi Arthur. Et Fatalis fricote avec la fée Morgane, dont le décolleté ne pouvait pas descendre plus bas. Dès cet instant, Iron Man devient mon super-héros favori, et je me lance dans des recherches secrètes du fond de ma chambre pour tenter de construire son armure. Cependant, handicapé par des contraintes techniques et financières imputables à mon jeune âge, mon enthousiasme bute sur les concepts d' »armure à circuits polarisés », de « boot-jets à énergie solaire » et de « réservoirs ioniques ».
  • Daredevil 156, Roger MacKenzie / Gene Colan / Klaus Janson, un épisode bien flippant, où je tombe instantanément amoureux de Natasha Romanov. Sans le savoir, je pose les jalons d’une séries de futurs échecs sentimentaux. On ne badine pas impunément avec des gymnastes russes balançant des rayons mortels.

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